Merlevenez avance sans bruit

Publié le par Le Télégramme

Battus à l’Essor lors de leur première sortie, les Merlevenéziens enchaînent, depuis, les bons résultats avec une victoire récente contre Gâvres en championnat et, surtout, un succès probant contre Sainte-Hélène (PH) en Coupe Chaton.


Une bonne période qui n’est sans doute pas étrangère à la prise de fonction de leur nouvel entraîneur, Dimitri Urien. Arrivé en janvier pour remplacer David Le Borgne, parti pour raisons professionnelles, l’ancien avant-centre cépiste, qui n’avait jusqu’alors jamais entraîné d’équipe seniors, a été séduit par le défi. « Au départ, il ne devait rester que jusqu’à la fin de la saison mais l’entente a été tellement bonne, confie Renaud Le Corre, le président du club, qu’on lui a demandé de prolonger ».


Finir quatrième

Dixième avant que l’ex-coach des 18 ans de Lorient Sport frappe à la porte, Merlevenez n’a, ensuite, pas connu de revers lors de la poule retour et a fini cinquième en mai. « C’est vrai que lorsque j’ai posé mes valises, j’ai eu la chance de marquer pas mal de buts et nous sommes ainsi remontés petit à petit », explique Dimitri Urien. Si le moral est aujourd’hui au beau fixe, le président ne veut pas s’emballer et désire procéder par étapes. « Notre objectif est, pour le moment, d’assurer le maintien.

». Un souhait confirmé par Dimitri Urien (qui joue plus en neuf et demi actuellement qu’en véritable attaquant de pointe), lequel ne cache pas non plus ses ambitions : « S’il est vrai qu’on cherche avant tout le maintien, je ne vous cache pas que, si ça marche bien, on ne se privera pas de viser plus haut. Ce serait bien de faire mieux que l’an passé, en finissant par exemple quatrième ».

Effectif assez réduit

Les derniers résultats plaident en faveur de ses ambitions. En effet, en Coupe Chaton, c’est l’Espérance de Sainte-Hélène qui, il y a peu, a fait les frais de l’efficacité de ce club aux 190 licenciés. « Contre Sainte-Hélène, grâce à une grosse concentration de notre part, nous avons réalisé un gros match », se souvient l’entraîneur. Voilà la Vigilante de Keryado, future adversaire du club dans cette compétition, prévenue. Merlevenez est certes troisième dans le groupe le plus serré de D1, selon son président, mais comme le rappelle son entraîneur, « nous sommes troisièmes mais nous n’avons pas encore rencontré les "gros" de la poule, comme les Goélands ou encore l’Avenir de Plouay. Si notre point fort est la défense, notre talon d’Achille vient de notre effectif réduit. Et le fossé entre notre A et notre B est grand. Donc, je ne peux pas forcément piocher dans l’équipe B pour renforcer l’équipe fanion le week-end ». Lucides donc sur leurs réelles possibilités, les dirigeants merlevenéziens feront un premier bilan à la mi-parcours avant, pourquoi pas, de commencer à rêver. 12/11/2008 (Le Télégramme)

L. L. C.

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